mercredi 18 juillet 2012

La guerre a changé

Bien, ressorti de derrière les fagots, et puisque la requête "war has changed" me fait ressortir en première position sur Google, voici ma petite interprétation de ce passage mémorable !


La guerre a changé. Plus personne ne se bat pour son pays, son idéologie, son peuple… C’est une suite sans fin de batailles par procuration. Plus d’armées régulières, les champs de bataille ne sont guère plus parcourus que par des mercenaires et des machines. La guerre et le mode de vie qui en découle sont devenus des machines bien huilées.

Un cahot fait tomber la cigarette que j’essaye désespérément d’allumer depuis cinq minutes de ma bouche. Otacon me tanne depuis des années pour que j’arrête de fumer. J’ai l’impression qu’il a finalement réussi à influencer mon destin. Ca fait des mois que je n’ai pas pu en griller une. Je suis à chaque fois gêné par je ne sais quoi. J’essaye depuis des années de me faire à l’idée que mon destin est tout tracé, inscrit dans mes gènes, et voilà qu’un petit informaticien binoclard l’influence avec ses campagnes anti-tabac.
Et voilà ! Un des mercenaires du camion la ramasse et l’allume. C’est toujours comme ça…
Quand j’ai débuté ma carrière, j’aurais pu être compréhensif. J’ai déjà vécu la même situation. J’ai déjà été trimballé dans un camion à travers des mauvaises pistes, entouré de soldats. Sauf qu’à l’époque on pouvait lire la peur dans le visage de chacun d’entre eux. Aujourd’hui plus personne n’a peur. Pas les professionnels du moins.

La guerre a changé. Des soldats génétiquement marqués portent des armes génétiquement marquées et utilisent du matériel génétiquement marqué. Les nanomachines qu’on leur a inoculé améliorent et régulent leurs capacités.
Contrôle génétique.
Contrôle de l’information.
Contrôle de l’émotion.
Contrôle du champ de bataille.
Tout est surveillé et sous contrôle.

Ils devraient pourtant avoir peur. On l’a repéré dans cette ville du Moyen Orient. Il y entretient une guérilla sans pitié. Même les media qui truquent sans cesse les informations annoncent un nombre délirant de morts. On ne peut qu’imaginer à quelle échelle ces chiffres sont sous-estimés.
Mais les nanomachines les transforment en machines à tuer. Tant mieux pour eux, ils n’ont pas confiance de ce qui leur arrive quand une balle leur perfore le poumon.
Ca fait maintenant des années que nous le pourchassons. Quand Otacon m’a annoncé qu’il avait été repéré ici de source sûre, j’ai pour ainsi dire sauté dans mon Octo-Camo. Je ne me suis pas posé de question. Je me suis engagé anonymement parmi les mercenaires pour être envoyé là bas en toute discrétion.
Il faut en finir avec lui, avec sa folie, ses idées de grandeur. Il évoque les idéaux de notre père, mais je ne pense pas qu’il les interprète correctement. Il a créé et contrôle plusieurs compagnies militaires privées. Il a un pouvoir presque sans limite, les champs de bataille lui appartiennent. Et j’ai le sentiment qu’il va bientôt mettre la main sur l’Héritage.
Les nanomachines font vraiment bien leur travail, ils devraient être tous morts de peur.

La guerre a changé.
L’ère de la dissuasion est devenue l’ère du contrôle.
Avec pour prétexte d’éviter une catastrophe due aux armes de destruction massive.
Et qui contrôlera le champ de bataille, contrôlera l’histoire.

La rumeur de la bataille devient assourdissante. Nous serons bientôt au cœur des coups de feu qui retentissaient tout à l’heure au loin. Le camion voisin vient de sauter sur une mine, et deux des hommes avec qui je suis viennent de se faire abattre par un sniper. Dont celui qui m’a pris ma cigarette. Quelle ironie ! C’était la cigarette du condamné à mort. Est-ce que c’est moi qui serais mort si j’avais réussi à l’allumer ?
Nous arrivons dans la ville. L’enfer se déchaîne. Ce ne sont qu’explosions, coups de feu, et cris d’agonie.
Nous sautons hors du camion. Cette ville n’est plus qu’une ruine. J’imagine que les seuls habitants restant ne sont plus que des cadavres fumants sous les gravats.
Des balles traçantes frôlent ma tête. Le sang d’un de mes compagnons éclabousse mon visage. Je veux descendre celui qui en est à l’origine, mais mon fusil s’enraille. Il ne manquait plus que ça… par chance les armes de mes compagnons ne sont pas marquées. J’en ramasse une et vais me plaquer contre un mur le temps de reprendre mes esprits. J’ai vieilli et ça se sent. Je suis désorienté et j’en suis le premier surpris. J’arrive à peine à distinguer les amis des ennemis.
Il doit être vers le nord. Je ne prendrai pas part à la bataille. Je ne tuerai que si je n’ai pas d’autre choix. Je souris malgré moi en sortant de ma cachette, car je constate que les nanomachines ne sont finalement pas infaillibles. J’ai surpris un de mes camarades, j’ai cru qu’il allait faire un arrêt cardiaque. Il a commencé à me supplier et s’est arrêté avec un soupir de soulagement. « Ah c’est toi ! ». Il a l’air mal en point. Je lui donne une ration pour qu’il se requinque. Il sera de toute façon mort dans quelques minutes. Autant pour lui que ce soit le ventre plein…
Soudain, ce que je craignais le plus arrive. Des cris stridents et métalliques résonnent. La maison derrière laquelle je suis caché tremble. J’entends des ordres de repli. Les coups de feu redoublent d’intensité. J’entends le bruit mou de la chair découpée et voit la moitié d’un cadavre atterrir à quelques mètres de moi. Des Gekkos. Il a vraiment tout prévu. On ne peut pas gagner contre les Gekkos. Ils sont rapides, puissants, mobiles et imperméables aux balles. Ils avancent dans notre direction. Je ne dois pas perdre de temps. Il faut que je les contourne, que je ne me fasse pas repérer et que je progresse. Tant pis pour mes camarades, leur vie est le prix à payer pour que je le retrouve. Ce n’est pas la première fois que je dois faire ce choix, et certainement pas la dernière. J’ai l’habitude maintenant. Si on ne peut pas lutter face à une telle puissance, il faut trouver des alternatives, et détruire le mal à sa racine.

La guerre a changé.
Quand le champ de bataille est complètement sous contrôle, la guerre devient une routine.

jeudi 11 février 2010

Merde alors !

En fait ça existe pas des calalisations, en fait :(

jeudi 4 février 2010

Où l'on parle de têtes à queue, de calalisations, et du Mountjoy Crew

Ce qui est con quand on a perdu l’habitude d’écrire régulièrement, c’est qu’on sait plus comment commencer, de quoi parler, tout ça. Mais bon, l’autre jour en relisant un peu mon blog (les phrases en l’air, les rêves), je me suis dit que c’était bête qu’il soit en train de mourir.

Donc voilà, un nouvel article. Pas particulièrement de Lose dernièrement, donc je sais pas si ce sera rigolo, on verra au fil de l’inspiration. Je vais tenter l’écriture automatique, paraît que ça marche. Le problème c’est que je crois que pour que ce soit authentifié comme écriture automatique, il faut être endormi, sous hypnose, ou un truc comme ça. On va dire que la tisane que je bois a des effets comme ça.

Bon déjà, on peut attaquer par le noël en famille en Irlande qui a failli être un noël sur facebook, parce que les avions ne décollaient pas à cause de la météo pas très favorable (mais tout est bien qui finit bien). Plus d’un jour de retard pour le vol de Mademoiselle (et elle en a eu des péripéties à la con à raconter), des frites de patate douce pour aller avec la dinde, un beau disque dur multimédia en cadeau (qui est déjà à moitié en panne), et un froid de canard.





AH BAH SI EN FAIT. Y a des trucs rigolos du coup.

Pour le nouvel an, il a fait bien froid. Et les Irlandais ne sont pas préparés au froid. Premier effet visible sur toute la ville : il devient très difficile de circuler. Parce que, qu’il s’agisse de la route ou des trottoirs, il y a une couche de neige sur une couche de verglas sur une couche de neige sur une couche de neige sur une couche de glace. Du coup c’est pas terrible. J’ai pensé un moment à m’acheter des patins à glace, ou à tenter de me propulser d’une simple et unique glissade de chez moi jusqu’au boulot.
On pouvait admirer les voitures aller encore plus vite que d’habitude (c’est dire) et faire des vrais dérapages à la GTA quand elles tournaient. Environ un tête-à-queue à tous les carrefours.
Et ça a duré quinze jours comme ça. Après ils se sont décidés à sabler (non ici le sel sert uniquement à relever les plats), et le temps s’est réchauffé. Un peu.

Bref.

Ce qui est surtout fun, c’est que j’ai enfin pu mesurer la bêtise des Irlandais. Craignant que les canalisations ne gèlent, ils ont laissé couler l’eau du robinet pendant tout le week end (« si ça bouge pas ça gèle pas »).

Sauf que.

Ils ont épuisé les réserves d’eau de la ville. Le débit a été réduit, voire complètement coupé pour certains logements. Et devinez quoi ? Oui oui, j’ai plus eu d’eau pendant plusieurs jours. Sympa.
Ca a été réparé (un peu) dans la semaine, mais pas bien. La pompe de l’immeuble ayant en plus explosé, il a fallu en réinstaller une. Ca a été fait. Mal. J’avais de l’eau, certes, mais pas toujours. Et à un débit un peu ridicule. J’avais l’impression d’avoir plus de pression en moi quand j’allais aux toilettes (ici on est poli, on n’emploie pas le mot « bite »). Et le manque de pression était accompagné par des bruits de tuyauterie dès qu’un voisin utilisait l’eau. Des bruits du genre un mec qui tape sa tête contre mon plafond (les canalisations de l’immeuble se trouvant bien entendu au dessus de ma chambre) tout en vomissant. C’était sympa. Surtout la nuit.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Internet ne marchait plus toute la durée de mes problèmes d’eau.

Enfin, heureusement, j’ai une colloc temporaire qui est arrivée, et de ce jour, tout a bien marché (enfin jusqu’à ce qu’elle parte, après internet a moins bien marché et depuis ma douche déconne).

Bref, c’était bien chouette, et j’ai presque pris goût à la collocation du coup. Enfin je veux dire que j’ai compris les motivations des gens qui aiment ça. Ne pas être tout seul chez soi le soir, pouvoir parler, tout ça. En tout cas, c’était une très bonne semaine pour moi !

Bref.

Tout ça pour dire que malgré la période difficile pour le boulot, tout roule. Je viens d’avoir une prolongation de contrat jusqu’à fin août (avis aux intéressés). Je sens que ça va pas être de tout repos, surtout avec le Mountjoy Crew qui veille au grain pour que je sois minable tous les week ends (je vous déteste tous). D’ailleurs, s’ils lisent ça, qu’ils ne comptent pas sur moi ce week end, je bois une bière et je rentre. Non mais !


mardi 8 décembre 2009

Conversation surnaturelle

En rentrant aujourd'hui, Internet ne marchait plus.
Je tente tout, des restaurations système, des débranchages sauvages de la box, des réinstallation de la carte wi-fi. Rien n'y fait. Je contacte donc ma proprio par texto (c'est important que ça se passe par texto, sinon ça n'a que peu d'intérêt), avec qui j'ai la conversation suivante:

- Y a quelque chose qui a été changé avec Internet aujourd'hui ? Je n'arrive plus à me connecter ni avec mon pc, ni avec mon téléphone.
- T'as pas reçu le message avec le nouveau code aujourd'hui ?
[là je me dis: "mais elle est bête ou quoi ? Elle peut pas le remettre dans le texto ?"]
- Non, rien reçu.
- Je te l'ai envoyé, c'est absolument certain (definitely)
["MAIS T'ES CONNE OU QUOI !!!"]
- Bah oui je vous crois, sauf que j'ai rien. Auriez-vous l'amabilité de le renvoyer ?

Et là j'ai eu le nouveau code. Y en a qui aiment la complication, non mais.

samedi 5 décembre 2009

Où l'on parle de retards, d'énervements hormonaux et de faim.

Bon alors il parait que je suis réclamé à corps et à cris, que je suis pas sérieux avec mes mises à jour.

Vous voulez de la Lose ? Ca tombe bien, y en a.

Donc, déjà, pour ceux qui ne seraient pas au courant, je suis retourné en Irlande.

Coup de chance, pour une fois, j’avais enfin réussi à récupérer ma caution (moins 110€ parce que j’ai laissé une couette, des oreillers, des produits ménagers et que j’ai pas nettoyé l’intérieur des placards). J’allais envoyer un petit courrier pour récupérer mes impôts irlandais (kaching !), mais, le jour où j’allais l’envoyer, je reçois deux mails de deux personnes différentes de ma boite. J'ai donc bien fait de ne pas envoyer cette lettre, sans quoi je n'aurais pas pu revenir travailler... En gros les deux se résument par :

« Coucou,
On a du travail pour toi. Tu peux être là demain ?

Bisous lol »

Heu. Oui bon, demain ça va être un peu tendu du slip je crois. On est lundi… voyons voir. Bon bah ok, j’arrive mercredi matin, je me trouve un appart et je commence à travailler jeudi.

Sauf que.

Je pouvais quand même pas espérer que ce soit aussi simple non ? Chose étonnante, j’ai stressé. Beaucoup. Moi. L’antithèse du stress. Nuit de lundi à mardi : pas dodo. Pour ajouter à mon bonheur, le mardi on est le 10 novembre (si vous suivez bien, vous vous rendrez compte que c’est la veille du 11 novembre). Les gens font donc la fête dans la rue toute la nuit. De manière très bruyante et alcoolisée (nous saluons ici les étudiants de l’IESEG qui ont réussi à donner une réputation à leur école en scandant son nom comme des gros veaux bourrés qu’ils étaient. Au moins, ceux-là ont bien compris les objectifs du ministère de l’identité nationale, les ont repris pour eux, et nous le font savoir. C’est bien les gens, continuez…)
BREF. Je dors trois heures. Réveil à 5h. Zou, Lille-Beauvais. Arrivé à l’aéroport dans les temps, tout va bien.

Sauf que.

Un gros nuage de brouillard tombe sur Beauvais. 9h50, 20 minutes après que l’avion aurait du décoller, je suis toujours dans le terminal. Ding ding doooong !

« Les passagers à destination de Dublin décolleront finalement de Lille, on va essayer de vous trouver des bus. »

Ah ouais. Cool. Imaginez George Abitbol, sauf qu’à la place de la classe il a la blaze. Multipliez ça par 10, et vous obtenez mon état d’esprit du moment.

Bref.

J’arrive à Dublin. A 15h au lieu de 11h. Je veux faire des économies, je prends le bus pas cher pour aller au centre-ville. Erreur, ça m’a pris une heure parce que tout le monde a décidé de prendre sa voiture à cette heure précise.

Je visite un ou deux apparts, bien moisis. Ca y est, il fait nuit. Il pleut. J’essaye de joindre des propriétaires en prenant l’eau avec ma grosse valise. J’ai pas mangé depuis 5h du matin. J’ai dormi 3h en deux jours. Là je me dis que je prends le bus vers l’aéroport et que je rentre en France. Sûrement que mes hormones sont devenus fous à cause de tout ça.

Sauf que.

Le colloc d’un ami me croise et me reconnait dans la rue. Il attrape ma valise et me fait venir au chaud chez lui pour passer mes coups de fil. Je pense qu’à cet instant précis, ce mec n’a jamais été autant héroïque dans sa vie.

Je dors chez un pote. Déjà ça va un peu mieux, même si le lendemain matin au réveil, je me demande toujours ce que je fous là. Reprise du boulot, très bonne journée, ça fait plaisir de revoir tout le monde, et surtout ceux qui sont surpris parce qu’ils n’étaient pas au courant de mon retour.

Le lendemain je quitte le boulot deux heures en avance pour visiter deux apparts. Le premier, à « cinq minutes du centre ville », selon le mec qui devait me le faire visiter, se trouve finalement à côté de Phoenix Park, côté nord. Au 82 North Circular Road. Voyant qu’au bout d’une demi-heure de marche, je n’en suis qu’au numéro 360, je dis Nixamerlaput et je fais demi-tour. L’autre appart ne valait pas le déplacement, mais au moins les proprios étaient très gentils (le mec m’a payé une clope, et après ils m’ont reconduit au centre-ville…)

Bref.

Samedi, je me résigne à rejoindre mon ancienne proprio (celle des 110€ en moins sur la caution) pour savoir ce qu’elle a à me proposer. Elle a donc mon ancien appart pour 50€ de moins par mois, mais dans 15 jours, ou un autre dispo immédiatement, au même prix qu’avant (soit 750€). Mouais. Je voulais mettre 600€ grand max, et encore… mais là… la porte s’ouvre. C’est grand (presque le double de l’ancien !), c’est propre, c’est beau, c’est bien équipé (en fait y a tout : machine à laver, congélo, Internet…). Tant pis pour les économies, je prends. En plus c’est à 10 minutes du boulot.

Tiens en parlant du boulot, j’ai bien rigolé. Ils ont enfin ouvert la boutique pour les employés. Yahooo ! Des produits de la boite à prix TRES préférentiels ! C’est déjà Noël !!!

Sauf que.

Il faut être dans la boite depuis au moins 6 mois. Et moi je n’y suis que depuis 2 jours. Et les 7 mois que j’ai fait avant ? Quels 7 mois ??!!! Bon, tant pis. Je m’arrange avec les autres qui ont encore de la place dans leurs commandes, j’aurai pas de produits gratuits, mais ça reste toujours valable.

Bref, voilà, je vois plus trop de Lose rigolote à raconter, donc je m’en vais vaquer à mes occupations. Non mais.

mardi 20 octobre 2009

Addenda

Ah oui j'ai oublié le pire.
Depuis que je suis rentré, ma vie est rythmée par un !#@ç& d'accordéoniste qui joue les trois mêmes airs toute la journée dès qu'il y a un rayon de soleil.

Devinez quoi...

Depuis que je suis rentré, il fait beau.

lundi 19 octobre 2009

Où l'on parle d'excédents de bagages, de blocs optiques, et de violence conjugale.

Bon.

Il est bien temps de redonner un peu de vie à ce blog. Plus d’un mois que j’ai pas posté, on commence à me réclamer à corps et à cris. Allons-y donc.

Depuis ce dernier mois, j’ai enchainé les Lose de fort belle manière. Déjà, l’Irlande c’est fini. Renouvellement de contrat ? Non. La scène est digne d’un mauvais film. Je savais que les renouvellements devaient tomber avant la fin de la semaine, et le jeudi, mal au bide toute la journée. Je pensais pas pouvoir stresser à ce point. Le soir, toujours rien, je me décide d’aller demander directement à la personne qui sait. Vous vous doutez bien de la réponse : "Désolée, mais non.".
Je vais voir les copains et leur annonce un "Game over" et m’en vais discrètement. Arrivé dans la rue, dommage, j’ai oublié mon sac à dos. Je remonte, et vois les mecs courir partout dans le bureau avec leur extension de 5 mois dans les mains. Du coup je me re en vais discrètement. Et là, dans mon walkman, une chanson triste commence à passer, et la pluie à tomber. J’aurais pu être Hugh Grant quand la nana de sa vie lui colle un rateau.

Bref.

Mon contrat se finissait le 18, retour en France le 19.

Des tas de bagages laissés sur place chez les amis (pour une sombre histoire d’excédents sur laquelle je ne m’étendrai pas), un excédent supplémentaire dans les bras (mais Ryanair n’a rien vu, même si j’ai cru que ça allait pas passer à un moment). Le lendemain je vais voir ma grand-mère pour la dernière fois. Welcome back. (je ne m’étendrai pas non plus là-dessus…)

Je reviens finalement chez moi, lance quelques jeux sur ma jolie PS3. Le lendemain je veux reprendre ma partie, et surprise ! Les cd insérés dedans ne sont plus détectés. Ha. Ha. Hahahaha. Le bloc optique est mort. Haha.

Tant pis, pour me consoler, je vais me racheter Gears of War sur 360. Parce que le cd que j’ai acheté en Irlande est rayé. Celui que j’ai racheté aussi d’ailleurs.

Bon, tant pis, pour oublier tout ça, on invite les copines et on fait une raclette. Courses. Fromage. Charcut. Ah oui merde, en fait, la raclette est plus à la maison, elle est repartie chez les parents.

Donc vu tout ça, je pense à me refaire du pouvoir d’achat. Je dois toujours récupérer ma caution (750€) pour mon appart d’Irlande, mais ma proprio attend que la facture d’électricité soit payée (si vous ne comprenez pas c’est pas grave, moi non plus je vois pas le rapport avec l’état de l’appart). L’argent est censé avoir été viré jeudi dernier, mais toujours pas de trace sur mon compte.

J’essaye sans trop d’espoir de postuler dans quelques boîtes de jeux vidéo, mais pas de réponse… tant pis. Je me remettrai aux sites Internet.

Allez pour finir sur la série noire, une histoire que personne ne croira, mis à part les personnes présentes, qui vaut un gros: "
- J’appelais ma grand-mère pour lui souhaiter son anniversaire !
- J’appelais ma mère pour lui souhaiter son anniversaire !"

(si vous ne comprenez pas, n’y pensez plus, vous ne pourrez pas comprendre).

Nous avions décidé avec Mademoiselle de mettre les photos de nos CV à jour. Faut dire que sur la mienne, j’ai 17 ans. Ca date juste un peu. J’enfile donc une jolie chemise, parce que vous savez, maintenant on est plus jugé sur le beau costard Pierre Cardin et la police utilisée sur le CV que sur la valeur de la personne, et ce faisant, je fous un coup de coude géant dans le nez de Mademoiselle. Du genre de ceux qui assomment.
Et après ça, en m’asseyant sur le lit pour prendre la photo (on a des murs blancs que dans la chambre), je pète le sommier en deux. Ce dernier tient maintenant grâce à des piles d’annuaires savamment empilées aux endroits stratégiques.

Voilà. Je pense avoir fait le tour des nouvelles neuves. Au passage, un peu de pub : Jouez à The Witcher, c’est le bien. Un jour peut-être que je ferai un article dessus. Mais là j’ai pas le temps, y a Nagui à la télé. Non mais !

lundi 7 septembre 2009

Des signes qu'il est temps de rentrer

Bon alors puisqu'il faut bien se convaincre, je cherche des signes qui font que je ne suis plus bien en Irlande. Essayons.

- Le matin y a plus Bob l'éponge à la télé. Là c'est Dora.
- Je ne peux plus glander devant la télé en calebute parce que j'ai trop froid.
- J'ai oublié d'acheter du jus d'orange, j'en ai pris au Londis sur le chemin de retour, je me suis retrouvé avec du nectar (soit eau sucrée et colorée qui donne l'impression de laisser les dents poreuses)
- J'ai un pied qui recommence à pourrir (aïe)
- Quand je veux refaire du golf, il fait pourri dehors.
- Je me suis mis à écouter Metallica (donc il faut bien se résigner: Sad but true) (oui ça va chercher loin)
- J'ai un nouveau voisin du dessous qui remplace Marc Cullé. Des fois il parle fort tard et je le maudis.
- Je recommence à poster ici (signe que j'ai que ça à foutre)
- D'ailleurs "ici" me dit par lui même que j'ai perdu:

Pas cool.

- L'immeuble d'à côté a crâmé, il veut m'avertir que je dois partir.
- Je commence à trouver les jeux trop chers, même s'ils coûtent déjà moitié moins qu'en France (je veux pas mettre aussi cher dans GH Metallica moi :( )

BREF. Vous voyez, tout est contre moi. Faut rentrer, c'est comme ça.


Mais bon, quand même ça va me manquer ces conneries. Fais chier. Non mais.

mercredi 2 septembre 2009

lundi 29 juin 2009

Où l'on parle de la vie de tous les jours.

Manger des trucs pas sains.
Se plaindre de son boulot alors que tout le monde vous envie.
Faire la cuisine.
Marcher. Beaucoup.
Payer des tournées.
Nouer des amitiés à durée déterminée.
Se coucher tôt.
Dormir tard.
Se lever tôt.
Se faire payer des tournées.
Attendre son retour avec impatience.
Poutrer du zombard en coop et en picolant.
Lire des bouquins.
En acheter plus qu’on a le temps d’en lire.
S’ennuyer de ses amis et de sa famille.
Jouer à des tas de jeux.
En acheter au-delà des limites du raisonnable.
Oublier de mettre son blog à jour.
Ecouter des tas de trucs chouettes (Neil Young, Scars on Broadway, Mark Knopfler, Exylim, Emily Loizeau, Patrick Wolf en ce moment).
Se faire prêter à des projets qui ne sont plus le vôtre.
Se dire que c’est pas grave, de toute façon, j’ai un salaire.
Se plaindre de la météo qui change toutes les heures.
En avoir marre de la pluie.
Trouver que le soleil tape trop fort.
Boire trop de café.
Prendre goût au voyage.
Glander tout l’aprem.
Ranger son appart.
Le remettre en bordel.
Etre fatigué.
Puis refaire un article pour son blog.
Recevoir la moitié de la France chez soi.

BREF.

C’est pas tout ça mais faut que j’aille lire moi, foutez moi la paix ! Non mais !

dimanche 7 juin 2009

Des détails

Métro (enfin pas tout à fait, j'y vais à pied).

Boulot.

Dodo (un peu).

Fatigué.

J'ai fini de lire un bouquin hier.
J'ai aussi joué à Gears of War 2 avec Karine. C'était bien.
Mes voisins on fait de la machine à laver à 2h du matin. Je les ai maudit.
J'ai commencé un nouveau bouquin tout à l'heure.
Je me cuisine des pâtes à la carbonara. Avec des oignons. Là en ce moment. Je vais même commencer par une soupe poulet / légumes.
L'E3 est passé. Il va y avoir des trucs bien.
Je suis allé à Tesco deux fois cette semaine.
Dans 10 minutes je vais aller manger mes pâtes à la carbonara dans mon canapé en regardant un épisode de Prison Break, et après je vais aller me coucher.

Alors, heureuse ?

mardi 2 juin 2009

He's alive.

Mais il a pas le temps d'écrire.

Juste histoire de dire.

Non mais.

dimanche 19 avril 2009

Où l'on parle de fous, de pub, et de recherche.

C'est con que je sois passé à ce nouveau format de titres d'articles, je voulais l'appeler "Autour de moi les fous" (honte sur moi, j'ai tout de suite pensé à ce mauvais titre de Saez), ce qui aurait été bien mieux, mais bon, ça respecte pas la ligne éditoriale (ha ha ha.)

Bref, c'est juste un petit post pour dire qu'il est grand temps que je trouve un nouveau chez moi. J'ai eu la confirmation ce matin. Alors dans le désordre chez moi on a:
- L'autre tocard qui hurle (évidemment)
- Une voisine grosse et moche en chaussons poilus qui squatte les escaliers avec son ordinateur portable. Depuis deux heures.
- Les voisins que je sais pas qui c'est mais que je sais où ils vivent qui écoutent Abba à fond.
- Un voisin qui n'est pas de mon immeuble qui écoute de la musique à fond avec la fenêtre ouverte (ce matin j'entendais que la caisse claire, c'est ça qui m'a réveillé...). Je ne peux donc pas garder la fenêtre ouverte car il écoute de la merde. Ca ressemble à un mélange de rap et de fanfare.
- Et moi qui met Deezer très fort pour ne pas les entendre. Ce qui va à l'encontre des mes principes de bienséance. (Education de merde, on aurait du m'apprendre à être un gros con qui s'en rappe le gland contre le crépi des voisins, ça aurait rendu ma vie beaucoup plus simple)

Et évidemment, comme il fait beau, tous les soirs, y a squattage sous ma fenêtre. Y a un terrasse commune. Des gens vont dessus avec des bières, des voix puissantes, des rires tonitruants, et des PC portables aux enceintes minables et grésillantes pour faire partager au monde entier de la musique que personne ne veut entendre.

Je me suis donc mis à la recherche d'un nouveau logement. Quand on est autiste comme moi (si si, on me l'a dit à ma présentation de mémoire) et qu'on ne veut pas de la compagnie des autres, ben c'est cher. J'ai visité un truc génial, mais 750€ par mois, ça fait réfléchir hein. Donc demain soir je vais visiter une maison en colloc. Ca a l'air pas mal. Et puis 3 pour une maison, ça doit être largement faisable. Et puis bon, un jardin quoi.

Ah oui, au fait, je vous ai pas dit. Si je cherche un autre appart, c'est que j'ai été réengagé, jusqu'en septembre. Je suis donc plutôt youpi.
Le truc c'est que mon contrat devait se finir vendredi. J'ai bossé hier (parce qu'ici, en fin de projet, on bosse. Tout le temps. Heureusement que c'est presque comme du loisir ce boulot.) Ben c'était comme si je faisais plus partie de la société. Mon badge n'ouvrait plus les portes. Mon compte e-mail et au logiciel nécessaire au bon déroulement de la journée étaient désactivés. Fun. Enfin j'étais pas le seul dans le cas, ça va... Mais j'ai beaucoup aimé le "great news! I'm fired! They don't want me to come in or to use a computer!" d'un collègue qui avait le même problème.

Bref.

Les heures sup' c'est pas mal quand même. Vendredi on m'a demandé d'en faire (j'ai fait une sacrée journée: 7h-18h tout de même), mais quand votre supérieur vous demande ça avec un regard implorant et en ajoutant qu'il vous paye une bière après, impossible de refuser.
J'étais donc parti pour une petite demi heure au pub et une bière à l'oeil. Que nenni. Il s'est finalement passé entre 5 et 6h et entre je dirais 10 et 13 pintes (j'ai perdu le compte). Il va sans dire que j'ai eu quelques difficultés à rentrer droit et à acheter des trucs cohérents au Burger King (au final j'ai payé cher pour des trucs moins biens que le pas cher). Mais bon, c'était très rigolo. Surtout d'imaginer le-dit supérieur qui vous dit vers 20h "non c'est ma dernière après faut que j'y aille" et qui a 20h30 disparaît deux minutes et revient avec deux pichets (soit 4 litres). Le pire c'est que je suis parti en premier, les 3 autres qui étaient là sont restés plus longtemps (ils ne se souviennent plus combien par contre).

Et c'est pour ça que l'Irlande c'est bien.

Bref ça fait trop longtemps que je suis sur mon clavier, il est temps que je fasse autre chose, laissez-moi tranquille ! Non mais !

mardi 7 avril 2009

Où l'on parle de voisins, de bruit et de pulsions meurtrières.

22h36. Je rentre du travail. Je me dis que quand même, j'en ai marre de dormir avec des boules Quiès, une nuit calme ce serait le panard quand même. J'espère que mon connard de voisin indien de merde d'en... bref vous avez compris... j'espère qu'il sera sorti, ou du moins qu'il va la fermer.
J'arrive au bout de ma rue. J'entends du bruit. Beaucoup. Des gens qui hurlent. De la musique Bollywood style. Au BOUT DE LA RUE. Je commence à appréhender.
J'arrive devant chez moi. Je vois la fenêtre de l'antichambre de l'enfer ouverte. Deux personnes assises dessus. Du mouvement à l'intérieur. Je suis toujours dehors, mais le bruit dépasse déjà mon seuil de tolérance.
Je vais me faire réchauffer un plat de lasagnes parce que j'ai pas encore mangé. Le bruit du micro-ondes est apaisant. Il couvre le reste.
DING ! Ca y est, c'est re la fête.

Imaginez ce que je vous ai déjà décrit des performances vocales de mon cher voisin. Imaginez qu'il a invité 10 personnes qui ont des talents équivalents. Et bien évidemment elles sont bourrées. Imaginez qu'il y a en plus de la musique indienne. A fond. Faut bien qu'ils s'entendent quand ils causent. Donc ils ne parlent plus (par parler j'entends beugler comme d'hab). Ils hurlent par dessus la musique. Ca fait 5 minutes que j'ai un YIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA en moyenne toutes les 18 secondes.
Les gens sont en train de passer en ce moment même dans les escaliers en criant et en se bécottant bruyamment. Ils appellent d'autres copains à eux qui sont restés dans l'appart en hurlant à travers le couloir.

Oh attendez en fait je crois qu'ils sont EN TRAIN DE PARTIR. J'espère que je ne me fais pas de faux espoirs (de toute façon va falloir que Curry fasse sa descente d'alcool, je me fais pas d'illusions, ça va gueuler jusqu'à 1h du mat).

BREF. Tout ça pour dire que je confirme ce que je disais dans mon article du week end dernier. Les Gens c'est en grande majorité (genre 80%, et je suis généreux) des cons.

Ah il semble que les invités soient vraiment partis. Par contre je me suis pas trompé, il est presque aussi bruyant tout seul qu'avec sa fête de merde.

Damn, déjà aigri à 24 ans. Quelle tristesse. Je vais aller regarder un film en poussant le volume à fond, ce sera ma vengeance mesquine. J'espère qu'il va venir pour me dire que je fais du bruit, je crois que je rigolerai bien ! Non mais !

Où l'on parle de vous, de vos liens, et c'est tout.

Bonjour les gens (si vous êtes ici, ne vous inquiétez pas, c'est que vous ne faites pas partie des Gens, ceux qui sont tous des connards).

Alors ici c'est pas un vrai article, c'est juste histoire de dire que je vais bientôt faire une mise à jour de cet endroit (un truc pas révolutionnaire, vous en conviendrez). C'est pourquoi j'aimerais que vous vous manifestiez, que vous me passiez les liens vers vos propres sites / blogs histoire que je les rajoute ici (et éventuellement que je les découvre moi-même), comment vous avez découvert La Loose, tout ça quoi. Même si vous n'avez pas de site, pensez à faire un coucou, je crois avoir des visiteurs réguliers que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, ce qui est bien dommage.

Enfin bref, voilà, LACH T KOM LOL.

...

Hum, faudrait que je dorme moi, je commence à mal parler. Non mais.

dimanche 5 avril 2009

Où l'on parle de pays, de films, et des Gens.

- Oh ben dis-donc, qu’es-ce qu’il fait La Loose, il est mort ou quoi ?
- Je sais pas, mais je pense qu’il a mieux à faire que de donner de ses nouvelles, le saligaud !
- -LA LOOSE, SALAUD ! INGRAT !

Heuuulà ! On se calme les amis ! Bon ok, ça fait trois semaines que j’ai rien posté, mais que voulez-vous, les horaires décalés du boulot ne facilitent pas les choses quand on doit se motiver pour écrire. A vrai dire je voulais faire un article hier, mais bon, je bossais aussi. Hu hu hu.

Et puis la dernière fois que j’ai voulu écrire un article avant ça, je me suis pris à combattre le moisi dans ma chambre qui ressemblait du coup à Verdun.

Enfin bon, le boulot c’est quand même bien chouette. J’ai même pas râlé quand j’ai appris vendredi après-midi que je bossais hier (samedi donc). Bon un peu plus quand on m’a dit qu’on avait besoin de moi le week-end où je comptais rentrer en France, mais ça c’est une autre histoire.

Et puis je sais plus si je l’ai déjà dit, mais l’ambiance est vraiment chouette. On rencontre des tas de gens fantastiques (ou du moins super sympas, on est pas chez les bisounours, tout le monde n’est pas fantastique non plus, faut pas déconner !) de partout dans le monde. Dans les best-of des provenances des gens chouettes on a le Mexique, la Belgique (un peu moins exotique pour un Lillois, certes, mais on s’en fout), le Canada, l’Italie, la Littuanie, l’Allemagne… et certainement des tas d’autres pays. Enfin ça en fait des endroits à visiter !

Bref.

Le projet sur lequel je bosse en ce moment arrive bientôt à son terme, ce qui fait que je vais être assez charrette dans les semaines à venir, donc d’avance, pardonnez-moi si je me fais discret ici.

Bon alors ensuite, que vous raconter ? Que j’ai encore acheté des tas de trucs à Chapters ? Bah ouais les amis, va falloir revenir me voir avec des valises vides pour que je n’aie pas d’excédents de bagages… enfin le point positif est que je devrais avoir de quoi lire pour les deux prochaines années. J’ai également mis la main sur des DVD (avec des vraies pistes / sous-titres français cette fois, n’en déplaise à Tonton), et que c’est super chouette. Les deux Toy Story (classique), Paris Je T’aime (avec juste une piste audio française-mais-pas-tout-à-fait parce que c’est plein d’acteurs anglophones et des sous-titres anglais pour seulement les parties françaises, mais qu’on ne peut pas enlever. Vous suivez ?) et Gone Baby Gone. Alors ce dernier mérite quand même d’être vu. Affleck est prometteur en réalisateur, le petit frère en acteur (avec ça et L’assassinat de Jesse James il a un beau palmarès quand même), et l’histoire bien glauque comme il faut. Il arrive un moment dans le film où on lâche son morceau de pizza surgelée et où regarde sans jusqu’à la fin, sans bouger. La pizza était froide à la fin, mais c’est pas grave, le fait que j’oublie de la finir témoigne que j’ai été bien pris par le film. Cette dernière phrase était affreuse. Je m’en excuse.

J’ai aussi vu le sympathique Wanted (de l’action bien comme il faut avec un scénario qui nous fait se demander « Mais à quoi servait ce personnage ? Oh bah tant pis c’était cool. » et des effets spéciaux bien fichus), le mafieux Slevin (Freeman / Hartnett / Willis) qui m’a vaguement rappelé Snatch, le drogué et joyeux Blow (Depp), et le mauvais Resident Evil Degeneration (celui en images de synthèse). Tous à voir, excepté le dernier, sauf si vous êtes très fatigués (j’étais très fatigué, c’est bien passé, mais aussitôt fini, aussitôt oublié).

Ah oui j’ai aussi acheté le best of de Neil Young, et ça poutre. Mangez du Neil Young, c’est bon.

Bref.

Mon voisin est toujours là, plus que jamais. Mais il a de nouveaux collègues qui sont également très forts. Nous avons donc :
- Curry (le gros indien aux cordes vocales hypertrophiées)
- La dinde (une pétasse qui passe ses nuits sous ma fenêtre à glousser)
- Abba (un voisin / une voisine indéterminé(e) qui, de temps en temps, met Abba à fond. Tant qu’à faire, quand c’est chiant. L’autre jour c’était Dancing Queen à 1h du mat, comme ça, pour le plaisir)

Il va sans dire que je déteste mes voisins, sans exception. Bon évidemment, Curry est le plus con et le plus détestable. L’autre jour, vers minuit et demi, je m’endormais. Le silence. Délectable. Je me disais « mais c’est génial, pas de bruit ce soir ! Pas besoin de boules Quiès ! ». Le destin est parfois farceur. Alors que j’achevais mentalement le mot « Quiès », j’entends la porte d’entrée claquer. Fort. Des pas éléphantesques (mais aux petites oreilles me dis-je) dans les escaliers. Une autre porte qui claque. Fort. Et soudain les hurlements (ah non pardon, sa voix est comme ça, il n’y peut rien, en fait il devait chuchoter) reprennent dans l’anti-chambre de l’Enfer, appartement numéro 3. RARGL. C’est quand même fou ces gens qui n’ont aucun respect pour ceux qui les entourent. « SALU LOL CHUI SEL O MOND MDRRRRRRR ». Je lui hurle donc, de mon lit, de fermer sa bouche (comportement nul, inutile, je sais), mais rien n’y fait, il doit penser que j’ai une conversation rigolote de mon côté.
L’autre jour en rentrant du travail, vers 22h, je me suis mis un film (Wanted justement). Arrive la première fusillade. Je me dis que quand même, merde, c’est fort, je vais baisser le son pour pas gêner les voisins. Ha. Ha. Ha. Tout ce que ça a donné c’est que j’entendais l’autre taré et le dinde mieux que mon film. Et qu’est-ce qu’on fait quand on est un connard ? On prend l’ordinateur sur ses genoux avec des écouteurs… J’aurais du brancher le Dolby Surround Mega THX 2,21 Gigowatts après réflexion. Y a pas de raison, le protocole de Kyoto existe, j’ai aussi le droit à mon quota de pollution.

Enfin tout ça pour dire que les gens, c’est tous des cons. Y a qu’à faire une moyenne dans l’immeuble où j’habite. On va dire que 80% des gens sont des connards (y en a que je connais pas, je leur laisse donc le bénéfice du doute). Si on extrapole ça à la population mondiale ça fait un sacré paquet de gens à heu…. Je peux pas dire brûler parce qu’après on va me taxer de xénophobie, antisocial ou que sais-je, donc on va dire un sacré paquet de gens à. Tout court. Du coup ça règlerait les problèmes qu’on a sur terre. Pollution réduite. Redistribution des richesses. Que des gens sympas, donc plus de guerres. Hum.
J’ai aussi vu que les gens produisaient des documents bizarres. Hier c’était en parcourant une méthodologie d’entretiens d’embauche. « N’ayez pas peur d’être pertinent ! ». Ah ouais, pas mal. Traduisons. « Non mais sans déconner, évitez de raconter de la merde et des trucs pas logiques, faudrait pas non plus que vous passiez pour un con hein ! ».

Franchement, je crois que les gens, c’est vraiment de la merde. Ca fait peur.

Ah oui, et comme ça fait longtemps que j’ai pas posté, je mets aussi des photos de la Saint Patrick. Parce que c’était fun. Non mais !




edit:
Au boulot j'ai découvert une affreuse chanson inécoutable, mais les paroles m'ont fait penser à mon voisin. Donc spéciale kasdédi.

Anthrax - Caught in a mosh.

Why dont you listen to me when I try to talk to you
Stop thinking of yourself, for just a second fool
Shut up, shut up, I dont wanna hear your mouth
Your mother made a monster,
Now get the hell out of my house
Bridgecant stand it for another day
I aint gonna live my life this way
Cold sweat, my fists are clenching
Stomp, stomp, stomp the idiot convention

Which one of these words dont you understand
Im caught in a mosh!
Talking to you is like clapping with one hand

What is it? -- caught in a mosh!
What is it? -- caught in a mosh!

Dont tell me how to do my job
Theres the door, your names on the knob
Youre always in the way, like a beast on my back
Were you dropped as a baby, cause brains you lack
Cant stand it for another day
I aint gonna live my life this way
Cold sweat, my fists are clenching
Stomp, stomp, stomp, the idiot convention
Which one of these words dont you understand?

Im caught in a mosh
Talking to you, is like clapping with one hand
What is it? -- caught in a mosh!
What is it? -- caught in a mosh!

Think-before you speak
Or suffer for your words
Learn, to give respect
That others, give to you
Aaaaaaaaaaah, the best you can do

Hey man!
Im trying to reason but you dont understand
Talking in circles, well never get it straight
Just you and me in our theatre of hate
Cant stand it for another day
I aint gonna live my life this way
Cold sweat, my fists are clenching
Stomp, stomp, stomp, the idiot convention
Which one of these words dont you understand?

Im caught in a mosh!
Talking to you is like talking with one hand
What is it? -- caught in a mosh!
What is it? -- caught in a mosh!



Voilà, ne vous inquiétez pas, c'est aussi moche (hahaha) à écouter qu'à lire.

samedi 14 mars 2009

Où l’on parle cette fois de moisi, de moins d’une heure, et de départs.


Bien bien bien. Ca fait une paye que j’ai pas posté. Pas en vrai du moins. Donc je vais m’y remettre, parce qu’on me réclame à corps et à cris (le premier qui nie, je l’envoie en stage chez Curry).
Donc que dire ?
Mademoiselle est venue (seulement) onze jours, et j’ai pas grand-chose à en dire sinon que c’était vraiment ma meilleure semaine depuis que je suis installé au peuple des roux.
Mais comme on est sur le blog de la lose, je vous le rappelle, je vais quand même vous raconter les deux premiers jours. Parce qu’en fait, vous avez du vous en apercevoir via les photos, mais j’ai un lit une place. On a donc fait camping sur un matelas gonflable. Avec les draps du petit lit (heureusement, c’était des deux place…). Le truc, outre qu’on s’est caillé sa mère, c’est que chez moi c’est humide. Et que font des trucs lorsqu’ils sont humides ? Bingo ! Ils deviennent moisis. Et devinez quoi ? Bah oui, ma couette a moisi là où elle était bordée (je ne m’en suis donc pas rendu compte avant). Elle était toute tachetée et dégageait une odeur… bah de moisi. Donc après avoir racheté une nouvelle parure de lit, j’ai développé une champi-parano. On a fait le ménage à fond (super, vraiment, j’attendais que sa venue pour faire le ménage), nettoyé les murs qui commençaient à faire la gueule, aéré, acheté du déo-qui-pue-mais-moins… Je me voyais déjà appeler mon proprio et lui dire « Hey Willie, bring the eggs for the omelette, I have the mushrooms ! ». Et ce matin, j’ai du renettoyer un mur entier qui a remoisi en une semaine. Super.

Bref.

Je découvre que les Irlandais ont du mal avec les noms français. Ca fait 3 semaines que ma carte de fidélité Boots m’attends sagement dans son enveloppe, mais je ne me suis pas rendu compte qu’elle était pour moi. Elle était en effet adressée à Mr L Okegoire. J’écris quand même pas comme un porc à ce point si ? Enfin je contourne le problème en demandant à mes collègues de m’appeler Greg, c’est quand même beaucoup plus simple, et ça ne donne pas une tentative de prononciation où on a l’impression qu’il y a trois W dans mon prénom.
Et c’est avec une habile transition que je vais pouvoir glisser sur le sujet du boulot.

Donc là où je bosse, ça doit être la seule boîte qui embauche en Irlande. C’est fou. L’effectif a au moins triplé depuis que je suis arrivé. Du coup plus assez de place pour accueillir pour tout le monde. Du coup mise en place de nouveaux shifts. J’ai donc fait une semaine 14h45-22h, et là cette semaine 7h-14h15. Ce dernier horaire est dangereux. Mercredi, mon réveil était à 6h. La tête dans le fondement, je l’éteins. Et je me rendors. Je rouvre un œil : 6h59. Une bonne minute se passe avant que je réalise. Je saute de mon lit, attrape deux tim-tam et une pomme que je colle dans ma poche pour le petit dej, et me voilà en route pour le boulot. Je voulais arriver en ninja, mais bien entendu, je passe la porte au même moment où mon supérieur la passe dans l’autre sens. Brm. Enfin je crois qu’il s’en foutait, puisque je n’ai jamais réentendu parler de cette histoire et qu’il est venu se marrer avec moi peu après.

Bref.

D’autre part, y a mon voisin de bière qui est parti avec perte et fracas. Et ça ça craint. Il s’est gentiment fait balancer sa bague de fiançailles à la tronche. Deux jours après je l’accompagnais à son car pour qu’il quitte l’Irlande. Pas fun. Avec qui je vais regarder 24 en buvant des litres de bière moi maintenant ?

Bref.

Ah l’autre jour je suis retourné voir mon cher voisin qui sent les épices pour lui dire que quand même là il était minuit et que j’aimerais bien passer une nuit sans boules quiès. Réponse de l’intéressé : « Bah j’y peux rien, ma voix est comme ça, qu’est ce que tu veux que j’y fasse ? Maintenant laisse moi finir de manger tranquillement, moi j’emmerde personne ». J’ai rien pu répondre, j’ai pu que le regarder comme ça O_O. Et puis il s’est remis à brailler.

Sinon en ce moment j’enchaîne les Perrine©. L’autre jour mon voisin (celui qui est pas un connard) a payé sa tournée (mais il a pas fait le truc à moitié, bourré un dimanche après-midi, ça m’était pas arrivé depuis un certain temps). Arrive le 3e shot, que je m’empresse de renverser. Hum. Ca coute cher ces trucs en plus. Et hier, après plusieurs heures au pub et 4 pintes, je vais pour discuter avec le mexicain sympa de mon équipe, m’accoude au bar, et renverse le verre d’une demoiselle d’un nonchalant coup de coude. Bordel de merde. Heureusement elle était gentille, elle ne voulait même pas que je lui repaye son verre (ce que j’ai fait quand même, faut pas déconner), mais du coup elle m’a payé ma seconde Tequila, ce qui m’a fait dire qu’il était bien temps d’aller me coucher. Enfin tout ça pour dire que le vendredi soir au pub c’est bien chouette (bien que coûteux), et que merde ça fait déjà 5h qu’on est là ?!

Bon sur ce je vais vous laisser mes petits amis, lundi soir je fête la saint Patrick, et je dois aller me préparer psychologiquement, parce qu’il s’agirait pas de m’écrouler de fatigue, non mais !

mercredi 11 mars 2009

Où l'on ne parle pas de moisi, de moins d'une heure et de départs

Bonjour amis looseux.

Je devrais vous faire un grand article pour vous raconter ces 15 derniers jours. Pour vous narrer la chasse aux champignons moisis. Pour vous expliquer mes retrouvailles avec Jack Bauer. Pour vous dire les dangers de dormir involontairement 59 minutes supplémentaires. Pour vous dépeindre les quelques jours avec Mademoiselle. Pour vous conter le départ de mon voisin avec pertes et fracas.

Mais je dois vous avouer que là je manque complètement de courage.

Donc prenez cet article comme un teaser de ouf, et laissez-moi dormir ! Non mais !

mardi 24 février 2009

Où l'on parle de curry, d'orbites et d'Indiana Jones

Bon en ce moment plus que jamais, je passe mes journées devant un écran, il est donc important que je me motive pour vous tenir au courant de mon actualité qui ne vous intéresse pas. Ou peut être que si.

Tout d’abord je voudrais vous parler d’un nouveau fléau qui prolifère en ce bas monde : les indiens. Déjà, QUI aime les indiens ? Ils sont gros, moches et ils sentent le curry. Mais surtout, SURTOUT, ils parlent fort. J’ai des sources (plates) qui me confirment qu’avoir un con d’indien comme voisin, c’est loin d’être la panacée. Bon dans le fond j’ai rien contre les indiens en général, ils font des films rigolos où ils dansent en playback, et au finalement le curry c’est bon. Mais le mien putain, qu’il retourne se mettre une plume dans le cul ! (Comment ça c’est pas la même Inde ?). Un vrai fléau. Il doit avoir une déformation génétique qui fait que ses cordes vocales sont hypertrophiées. Jamais vu ça ! Déjà un truc qui ne trompe pas : il y a un étage entre lui et moi, et il est diamétralement opposé (je sais pas si vous voyez ce que je veux dire…) Hé ben quand je regarde un film, il arrive que j’entende mieux Monsieur-Je-Mange-Epicé que ledit film. C’est assez fou. Vous en conviendrez. Mais le truc qui me déchire le cul tel un plot de signalisation, c’est que de manière générale, on ne l’entend pas trop jusqu’à 23h, et après le curry doit commencer à faire son effet. Il a mal au cul et commence à élever la voix. Jusqu’à tard dans la nuit (en général 1h30). L’utilisation de boules quiès, inconfortables, est donc indispensable (un mal pour un bien). Au milieu de la nuit, ça me fait chier alors je les enlève. Grand mal m’en fasse. Vers 7h, c’est reparti (mon réveil étant en ce moment à 8h, je vous explique pas comment ça me rend mauvais). Et je vous jure que les insultes en anglais reviennent très vite. L’envie irrépressible de se mettre à beugler plus fort que lui (et donc risquer l’extinction de voix) « WILL YOU SHUT THE FUCK UP YOU FUCKIN MORON » doit être contrôlée… L’autre fois j’ai été le voir à 1h du mat pour lui dire de fermer sa gueule (en termes polis). Il avait l’air complètement défoncé et surtout en avait absolument rien à foutre. Hum. Mon voisin (le sympa) m’a dit que l’autre jour il l’a croisé : « T’avais raison il est chelou. Il dormait dans les escaliers. »

Plusieurs conseils m’ont été donnés, dont les deux meilleurs sont de m’acheter un coup de poing américain, de faire en sorte de le croiser souvent et de lui faire un clin d’œil entendu à chaque fois, en mettant l’accessoire en évidence. L’autre, et de loin celui que je préfère, est de lui mettre un Coup de Boullywood (Copyright Emy). Mais je crois que je vais tout simplement faire ma petite pute et jouer la carte de la délation au proprio, ou alors de lui faire caca dans ses orbites fraîchement mis à vif.


BREF. Passé toutes ces considérations racistes, gratuites et primaires (avec toutes mes excuses pour toute cette haine. J'aime bien les indiens et le curry. Je ne suis qu'allergique aux tocards, et j'ai peu de moyens de me défouler en ce moment...), passons aux choses chouettes.

J’ai commencé le boulot et ma foi c’est bien sympa. Malheureusement je préfère éviter de trop m’étendre sur le sujet, puisque je ne sais pas ce que j’ai le droit ou pas de dire. Toujours est-il que c’est très rigolo de voir l’envers du décor. Ce serait juste chouette qu’on reçoive des versions sur lesquelles on peut bosser, parce que là je commence à avoir bien fait le tour de ce qui nous est proposé pour l’instant. Ah oui, on va aussi avoir des horaires aménagés, parce que là c’est la grosse période de l’année, que ça embauche en masse, et qu’il faut accueillir tout le monde dans les locaux, ce qui est physiquement impossible. Il y aura donc trois tranches horaires : 7h-14h15 / 14h30-22h / 22h-6h. Je ne sais pas de laquelle je vais écoper, mais autant dire que celle de nuit, bien que mieux payée, ne m’enchante guère. Ma destinée devrait être fixée dans la semaine.
Après bah pas grand-chose à ajouter. Les gens sont tous sympas, ça me fait pas chier de me lever pour aller bosser, le café est gratuit et bon, et c’est qu’à un quart d’heure de chez moi.

Allez quelques anecdotes de Lose pour la route :
J’ai eu une bébé inondation l’autre jour parce que j’ai mis un plat à tremper (comprendre que je l’ai rempli d’eau et que je l’ai pas mis dans l’évier). Il avait une micro fissure. Le lendemain matin je trouvais bizarre d’avoir froid aux pieds comme ça. Une rapide enquête m’a montré qu’il y avait une grosse flaque par terre, mais j’ai eu du mal à comprendre comment l’eau a pu sauter hors du plat comme ça.

J’ai acheté le dvd du dernier Indiana Jones. 10€. Chouette. Sous-titres français annoncés. Chouette. Mais en fait non, c’était que pour les bonus, allez comprendre. Moi personnellement ça me gène pas, mais ça veut dire que j’aurai peu de chance de regarder le film avec des gens. M’enfin ils me l’ont repris, donc ce n’est qu’une semi Lose.

Sinon je dois avoir d’autres trucs à raconter, mais en fait là je sais pas, je suis un peu fatigué et ramolli du cerveau. Je m’en vais donc manger mes pâtes en regardant Hero Corp (merci Hamster). Et puis après je pense que je vais aller me coucher. Avec mes boules Quiès. Non mais…